Non seulement les Etats-Unis se sont retirés de l'OMS, mais le gouvernement fait désormais pression sur les scientifiques pour qu'ils ne collaborent pas avec des co-auteures à l'étranger. | Photo: Caro / Bastian Keystone

Les National Institutes of Health (NIH) américains ont annoncé de manière informelle à certains scientifiques qu’ils ne pourraient plus publier d’articles coécrits avec des collègues d’institutions à l’étranger sans autorisation préalable, selon le magazine spécialisé Science. Certains chercheurs et chercheuses ont dû retirer de leurs listes de publications soumises aux NIH les articles issus de collaborations antérieures.

Une sommation explicite à mettre fin totalement à certaines coopérations a même été faite. Le Ministère de la santé américain a précisé à ce sujet qu’il ne s’agissait que d’un «éclaircissement d’une ancienne directive». De nombreux scientifiques ont néanmoins réagi, dont Britta Glennon, professeure de management, dans le magazine R&D World: «Il est impossible que perdre une collaboration avec des partenaires à l’étranger n’ait pas d’effet sur la productivité des scientifiques.» ff