Les éditeurs peinent à trouver des volontaires pour le peer review

Peu de volontaires répondent aux appels des maisons d'édition à la recherche de scientifiques pour le peer review. Sur l'image, l'immeuble de bureaux de Relx, la société mère d'Elsevier, le plus grand éditeur scientifique. | Photo: m.à.d.
«Les communautés scientifiques doivent prendre conscience que garantir le fonctionnement du peer review est une responsabilité partagée», notent dans The Conversation trois chercheurs de l’Université Charles Sturt (AU). Cet important système doit être sauvé, estiment-ils. Dans leur enquête, plus de la moitié des scientifiques gérant les manuscrits soumis à des revues spécialisées estiment que coordonner l’évaluation par les pairs constitue un défi important, voire primordial. Certains ont dû envoyer 30 demandes avant d’obtenir deux évaluations d’un article. Pour beaucoup, il revient au contraire aux maisons d’édition de sauver le système. Ainsi, Csaba Szabo, professeur de pharmacologie à l’Université de Fribourg, voit l’appel à contribuer au peer review comme n’étant «d’aucune utilité. Je ne suis même pas sûr que l’évaluation par les pairs soit vraiment nécessaire», écrit-il sur Linkedin.