Les glaciers de la région polaire ne sont pas les seuls à être menacés. Des scientifiques hésitent à y planifier d'autres projets. | Photo: Ethan Welty

«L’Arctique est une arme à double tranchant», prévenait le diplomate scientifique Paul Berkman à la radio internationale allemande Deutsche Welle quand, début 2026, Donald Trump clamait haut et fort ses revendications territoriales sur le Groenland. «La région est susceptible d’être à la fois le théâtre de conflits mondiaux et une source potentielle de paix mondiale.» Depuis des décennies, des scientifiques du monde entier, dont des grandes puissances telles que la Chine, la Russie, les Etats‑Unis et l’Europe, y coopèrent au sein de dizaines de stations de recherche. «Nous sommes assez inquiets», a déclaré l’archéologue canadienne de l’environnement Maribeth Murray. Les tensions autour du Groenland auraient conduit des scientifiques à hésiter à y planifier d’autres projets. Après tout, en 2022 déjà, après l’attaque contre l’Ukraine, d’importantes collaborations avec la Russie ont été interrompues.